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mercredi 8 septembre 2010

BOOM

Je me suis réveillée de bonne humeur et j'ai dû passer par toute la gamme d'émotions pendant la journée.

Apparemment les cours de swing prévus avec Ben, ça marchera pas. Whittom est allée à l'appart récemment et ils en ont parlé. Sur un « Ouais mais je crois qu'elle a un faible pour moi... », ils ont conclu de s'inscrire ensemble.

Ah ben marde.

Il a dit ça parce que le cook du Dièse Onze a trop parlé. Pendant la soirée de dimanche, il m'avait posé une question d'une lourdeur magistrale (« Faque là toi... t'attends de rentrer avec Ben? ») et avait rapporté ma réaction plutôt malaisée à Ben.

Ah ben marde.

Il y a du monde dans le vie qui manquent sincèrement de tact. Pour vrai. Tout ça a fait qu'aujourd'hui j'étais super inconfortable auprès de Ben. Mais Whittom m'a assuré qu'elle avait sauvé ma peau à l'appart. Elle a dit à Ben que je le trouvais bien mignon et tout, c'est vrai, mais que vu que je venais de me séparer, je ne cherchais rien du tout (+100 points pour Whittom!). Elle a rajouté que j'étais pas du tout lourde -sinon elle ne serait pas amie avec moi. C'est elle qui le dit!- et que prendre des cours avec moi ça serait ben funny. Elle a finit en blague en disant qu'au pire, ils pourraient s'inscrire ensemble.

C'est pas si mal parce qu'elle comprend ma déception (ça fait 2 ans que je me cherche un partenaire de danse...) et m'a convaincue d'aller parler à Ben demain et d'expliquer la situation. Et lui reproposer les cours avec lui -et qu'il accepterait inévitablement!- puisqu'elle serait prête à me laisser les prendre avec lui.

Mais ce genre de conversation, qui va probablement durer deux minutes au maximum en plus, on s'entend, me demande tellement tous mes efforts.

Mais j'ai déjà prévu ce que j'allais lui dire (ben oui, je sais...) et ça sonne bien! Il faut juste vraiment que je le croise demain!

Et tout va s'arranger et on va prendre des cours de swing dès la semaine prochaine et la vie va être belle et on va se marier et avoir beaucoup d'enfants et vivre heureux jusqu'à la fin des temps.

Mettons.

jeudi 2 septembre 2010

Encore du shootage d'histoires de ma vie

Ma vie continue d'aller à cent à l'heure.

La première semaine d'école, j'ai bu tous les soirs, je crois. Je suis encore allée voir de l'impro à la tonne et vu des amis et jasé autour d'une bière et dormi trop peu. Je suis fatiguée.

M a vu le coloc chaud et est persuadée qu'il me dévorait des yeux. Ça me fait rire. Cette soirée-là, il y avait 3 autres filles beaucoup plus jolies que moi (ok, je crois que 2 étaient matchées...) mais bon, moi, je n'ai aucune chance. Je ne me fais aucune attente.

D'ailleurs cette soirée a été super... comment dire... constructive? J'explique. Je suis allée voir un match d'impro avec Ben et Ben, leur troisième coloc (celui dont j'ai utilisé le lit 2 fois, sans même le connaître - il n'était jamais là, haha) et un autre copain, et M. Le match était relativement bon, de bons gags... ce à quoi je m'attendais. Puis, après, nous sommes tous allés à leur appart, M incluse, prendre un (autre) verre.

C'était tout de plus relax, dehors sur leur terrasse, du blabla, des rires. Quand M est partie et que tout le monde est allé se mettre les pieds dans la fontaine, sauf le Ben de mon amie et moi, j'ai eu l'occasion de lui parler.

Un entretien seul à seul pendant 45 bonnes minutes avec le beau de mon amie. Il m'a dit tellement de choses auxquelles je ne m'attendais pas. Tellement de choses dont je brûlais de révéler à Whit le lendemain mais que je ne pouvais pas dire. Elle va être déçue, que je me disais tout au long de la soirée... C'est lourd comme situation. Je savais -avant elle- des trucs qu'il planifiait lui dire (ou, qu'au bout du compte, qu'il a décidé de lui dire). Et moi, toute la journée, je ne pouvais pas en parler à mon amie.

C'est comme un gros dilemme moral. C'est rendue assez une bonne amie pour que je lui dise relativement tout... mais ça? Lui dire qu'il a déjà trouvé, il y a deux ans, son âme soeur, et que ce n'est pas, et ne sera jamais, elle? Mais je n'ai rien dit, bien sûr. Elle l'a appris le soir même par la bouche du principal intéressé.

Sur un autre ton, aujourd'hui avait lieu l'initiation des nouveaux de mon programme. Ce fut MALADE. Une totale réussite. Tout était planifié, préparé, et tout s'est déroulé à merveille. Les gens ont même aimé ça! Un évènement qui va passer... à l'histoire. #jeudemotpoche #jesuisenhistoire

Il y avait un vidéo, je vous mettrai le lien quand il sera sur YouTube, et je vous mettrai aussi quelques photos!

(C'est drôle comment mes posts sont souvent classés École et Le love, en même temps.)

samedi 28 août 2010

Que sera, sera

(avertissement, post d'une longueur démesurée)

C'est fait, mon nom est sur la liste.

La liste d'impro! Les camps de sélection sont dans 2 semaines. On verra ce que ça donne. Je suis de plus en plus confiante. En fait, durant l'été, j'ai gagné beaucoup de confiance.

Je suis (un peu) plus sûre de moi. J'ose parler et aller vers les gens. Ça ne me dérange plus.

Au cégep, je ne me suis jamais retrouvée seule : j'ai toujours quelqu'un à qui aller faire la conversation. Ça, pour moi, c'est un bel avancement.

Je crois aussi que le fait d'avoir passé relativement beaucoup de temps avec Whittom m'a aidé. Elle est jolie, drôle, et dit à peu près tout ce qui lui passe par la tête. Je devais en faire autant pour ne pas passer inaperçue.

D'ailleurs il se passe tant de choses de son côté. Et du mien.

Elle a un Ben (dont le coloc, Ben aussi, est royalement beau) dans l'oeil et c'est couci-couça ces temps-ci... Enfin, disons que je suis là pour l'écouter. J'écoute bien moi.

Mais le fait est que cet été on a passé quelques soirées avec Ben et Ben et... j'ai sincèrement flashé sur le coloc. Même Whittom trouve qu'on s'entendait « trooop bien ». Elle appuie ma décision de lundi (ouf je sais, ça fait peu de temps) et ne cesse me répéter que mon ex était trop « sérieux » pour moi. Qu'il me faudrait un gars funny funny, un peu fumeur, plus out-going... Le tout en me faisant des clins d'oeil appuyés parce qu'on sait très bien toutes les deux qu'elle parle du-dit coloc.

Pour faire une histoire courte sur le coloc, c'est sa première année au Vieux (sauf qu'il a fait 2 ans ailleurs) et Whittom lui avait promis une visite du cégep. Sauf que -oh malheur!- elle ne pouvait pas lui faire et m'a proposé de lui faire à sa place... Non, c'était même pas arrangé!

Bref, j'ai passé un super moment avec le coloc, on a rit, c'était plaisant, il est même dans mon casier (oui N, c'est lui!).

Au bout du compte, notre seul sujet de conversation, avec Whit, c'est Ben et Ben. C'est presque pathétique (mais ô combien divertissant).

Donc tout va bien de ce côté là... et pourtant, je ne m'y attarde pas trop. Je ne me fais aucune attente. On dirait que ce type de garçon est tellement inaccessible que ça ne se fera jamais. Je me convainc que ce n'est rien, pour ne pas être déçue (présentement, mes sentiments envers lui sont : le trouver beau) ou pour être très surprise si jamais il se passait quelque chose.

Pourtant, Whit me l'a fait remarquer, mon ex copain, je le trouvais inaccessible. Et, à la manière de la grande sage, elle me dit toujours que si le feeling qu'il se passe quelque chose est là, si ton instinct féminin pense que ça se passe aussi de l'autre côté, c'est que c'est réellement là. L'instinct de fille, ça ne trompe pas.

En tout cas.

Advienne que pourra.

mercredi 25 août 2010

Nouvelle saison

J'aime bien l'état dans lequel je suis. Bien avec moi-même.

On s'est parlé et tout est correct, réglé, disons. Je ne regrette pas ce que j'ai dit (je n'ai rien dit de blessant!) ou la décision que j'ai prise.

C'est un très beau garçon, vif d'esprit, curieux, mais pas pour moi. C'est tout.

Tous nos amis communs le savent déjà et j'ai vérifié, je ne passe pas pour la grosse méchante. Ça me rassure... j'en avais tellement peur.

Il a dit aux gens que c'était mutuel... mettons. Pourtant je sais qu'il l'a plutôt mal pris. Pour ma part, je devais le faire, pour moi, pour lui. Ça devenait lourd.

Sinon j'ai eu une rentrée tout en douceur. Je suis fatiguée un max parce que je dormais mal avant la rentrée, j'étais pratiquement hantée par toutes les questions, la discussion que je devrais avoir avec lui, la rentrée, les dernières journées de travail...

Finalement ça s'est bien passé et j'étais trop dans la vague d'excitation qu'amène la rentrée que je n'avais plus le temps de penser à ça.

J'ai revu tous les gens de mon programme; on a une cohorte d'enfer. J'ai aussi vu plein de petits de CJE tellement pas dans leur élément. Je vais avoir des cours intéressants. Des profs intéressants. Ce n'est que la moitié de la semaine et j'ai un bon feeling pour la session à venir.

On dirait que je recommence à neuf. Nouvelle saison dans l'émission de ma vie. Les mêmes personnages qu'on aime tant sont toujours là. Et j'espère encore vous suivre pendant ce temps.

Allez, divertissez-moi!

lundi 23 août 2010

Je n'étais plus honnête.

Ni avec lui, ni avec moi-même.

C'est fini.

dimanche 22 août 2010

Lois

La « loi » qui dit de pas sortir avec/te taper le meilleur ami de ton ex... je comprend pas ça. Je veux dire -je suis tellement pas dans cette position présentement- je comprend pas ce qui a de mal ou tellement wrong là-dedans.

Ok, il peut y avoir des frettes... Mais bon, qu'est-ce que c'est dans une vie, des frettes? Et puis si la relation précédente s'est finie en bons termes?

Puis en plus on sait que ça m'est déjà arrivé, alors bon, on comprend mon incompréhension vis-à-vis ce cliché (ben oui, c't'un cliché selon moi).

J'en parle parce que ça m'est venu à l'esprit en écoutant Skins, ma nouvelle télésérie que je regarde présentement.

Mais la vraie question là-dedans (y en a-t-il vraiment une?) est de savoir ce que vous en pensez.

jeudi 19 août 2010

Ni oui ni non.

Je sais que c'est là (ou que ce ne l'est plus, justement) et ça me fait peur.

La vie ne peut pas juste être simple. Il n'y a personne pour prendre les décisions à ma place. Je dois décider de ce que je fais. Je dois prendre des choses et en laisser d'autres.

Mais qui me dit que ce sera meilleur qu'avant? Qu'est-ce qui me dit que je fais le bon choix?

C'est de la merde tout ça. Ma vie amoureuse est en dégringolade la plus totale selon moi. Ça ne paraît peut-être pas, mais c'est comme ça que je le sens. Je ne vois le bout de rien. Je ne veux faire pleurer personne, surtout pas moi (ben oui, je suis égocentrique de même).

Je veux en devoir à personne. Je veux que personne ne me doive rien. Je veux m'amuser, je suis jeune, j'ai la vie devant moi.

Alors pourquoi je m'en fais autant ces temps-ci? Parce que j'ai une conscience. Une putain de conscience. L'ange sur l'épaule et le diable sur l'autre, je le vis constamment. Ceci ou cela. À droite ou à gauche. Oui ou non.

Oui ou non.

Je n'en sais rien.

Je veux mon bien sans faire de mal aux autres. Est-ce que c'est possible? Sincèrement? Je ne crois pas.

Pour mon amie Whittom, tout va bien ces derniers temps. Une histoire se crée avec un garçon qu'elle a dans l'oeil depuis un petit moment déjà. Elle a hâte d'aller au cégep. Ça recommence à bien aller à son boulot. Mais elle n'arrête pas de me dire : « J'attends tellement juste l'affaire qui va tout faire chier ». Je lui réponds toujours que pourquoi, pour une fois, tout ne pourrait pas bien aller? J'y crois. Pour elle. Pourquoi pour quelques semaines, quelques mois, on ne pourrait pas ne pas s'en faire? Vivre une vie sans soucis, sans attaches, surtout... Aller au travail, oui, et à l'école, aussi, parce qu'il faut bien gagner de l'argent et réussir ses études... Moi j'aime ça de toute façon, alors je le ferais.

Mais pour le reste? L'amour?

Marde. Mardmardemarde.

Je sais pluuus quoi faire.

mercredi 4 août 2010

Je me sens comme de la merde.

Mon après-midi d'hier s'est terminé avec : « J'ai besoin de temps pour penser ».

Il ne comprenait rien mais moi je ne savais pas plus quoi dire.

En plus, quand il est parti, il s'est remit à orager. Il était en short et en t-shirt, sans parapluie. Je pouvais pas plus me sentir mal que ça honnêtement. Comme de la marde.

Oui, mais non.

Je n'en peux plus.

Aujourd'hui, il était prévu que mon copain et moi passions la journée ensemble pour sa fête (qui était il y a quelques jours déjà, mais il était en famille à Rivière-du-Loup). Je me suis dit qu'ayant toute la journée devant nous, on irait au centre-ville pour lui payer quelques morceaux de linge (j'aime magasiner pour un garçon hihi... en plus, il a besoin de nouveaux vêtements!) et aussi qu'on irait voir l'exposition We want Miles au Musée des Beaux-Arts puisque ça fait longtemps qu'on voulait y aller. Ensuite, on reviendrait chez moi, seuls -mes parents étant partis- et je lui aurait cuisiné un bon petit souper.

Mais non.

Il ne m'a pas rappelé, et j'ai découvert tout à l'heure qu'il s'entraîne jusqu'à 16 heures.

La goutte qui fait déborder le vase, qu'on dit? Mouais.

Maintenant, chaque petit truc comme ça me mets en rogne. Ça ne va pas. Je ne sais plus quoi penser. Je veux lui faire plaisir et il ne s'en rend pas compte.

Je ne (re)connais plus les sentiments que j'ai envers lui.

Je ne sais sincèrement plus quoi penser.

mardi 6 juillet 2010

Boy oh boy

Les évènements me dépassent un peu ces temps-ci.

Ça fait une semaine que je n'ai pas vu mon copain. On s'est parlé plusieurs fois au téléphone, oui, mais sans plus. Je fais des activités de mon côté et lui fait les siennes.

Quand je veux le voir, ils a un entraînement, ou il travaille à des heures pas possibles. Quand il veut me voir, je travaille, ou je lui annonce (avec un petit pincement au coeur) que j'ai déjà des plans avec d'autres gens. Mais je ne l'invite pas. On dirait qu'il me faut mon temps sans lui, avec d'autres gens.

Il me semble que plus ça va, plus on est indépendants.

Mais je me demande si ce n'est pas que nous avons fait notre temps. Je voudrais croire que non. Je ne veux pas laisser ce qu'on a.

D'un autre côté, il y a l'aventurière en moi (oui, elle existe...) qui veut que cet été soit l'été de toutes les découvertes. Tous les plaisirs. Toutes les aventures.

On dirait qu'être en couple est un frein mental à ça.

Peut-être que je créée ce frein, aussi.

Je ne sais pas. Je ne sais plus.

vendredi 2 juillet 2010

N et sa copine sont sincèrement le couple le plus adorable, le couple qui donne le plus envie d'être en couple.

dimanche 20 juin 2010

Désillusion

Après un réveil plutôt mouvementé ce matin, pendant que JR prenait sa douche, je me suis glissée hors du lit pour aller à la cuisine.

J'ai sorti le grand jeu : crêpes, fraises, bleuets, sirop d'érable, jus d'oranges fraîchement pressées...

Bon, d'accord, je n'ai pas pressé le jus.

Tout de même, j'avais mis de la musique et étais plus que ravie de faire le petit déjeuner pour mon amoureux.

Serviette à la taille, cheveux humides et en bataille, il est venu me rejoindre et, après un baiser tout doux dans le cou, pendant que j'équeutais des fraises, il me dit :

« J'peux prendre des toasts? »

mardi 23 mars 2010

Postillon

J'ai remarqué quelque chose d'intéressant (ou pas tant).

Comme il n'a pas de cellulaire et que le téléphone fixe chez lui marche une fois sur deux, on a pris l'habitude de se parler davantage sur MSN.

Moi je vous dis : c'est tout à fait logique.

Moi, faisant mes devoirs (essayant de les faire) devant mon portable, lui, revenant d'un entraînement, va faire son tour sur l'ordinateur également.

Alors je l'accroche si je le remarque entame la conversation.

Parfois, souvent, on parle de musique ou de l'école, de nos copains, nos travaux et profs en commun. On parle de plans pour la fin de semaine, de tout, de rien, comme avec n'importe qui. Avec lui, j'ai pas besoin de faire des plans d'avenir majestueux et de lui dire à chaque deux secondes combien je l'aime.

Parfois, par contre, il dit tellement des choses sans y penser. Et je suis une fille. Oui, que voulez-vous, je vois des sous-messages et des fausses indications partout, voyez-vous.

Alors je commence à argumenter. On débat. Il y a de longs silences. Vraie prise de bec. Il avance qu'avec les mots seuls, je le comprends moins.

Peut-être.

Mais moi je crois que les mots seuls ont leurs avantages.

Jusqu'à présent, on ne s'est jamais querellé face à face. Jamais. Et ça n'a jamais été sérieux non plus virtuellement.

Vous allez me trouver soit geek, soit pathétique, soit les deux.

Je m'en fous.

On s'en porte bien parce qu'on se défoule ailleurs qu'en public, ou devant nos amis (ça créerait un malaise immense... non ?) et le temps qu'on passe seuls, on sait le rentabiliser, croyez-moi.



Les disputes où tu craches ton postillon partout, c'est surfait.

lundi 8 mars 2010

Bonne journée de la femme

Je me rappelle avoir demandé à une amie d'aller demander à ma place si tel garçon voulait bien être mon amoureux.

Je me rappelle avoir joué le rôle de l'intermédiaire plus souvent que le rôle de la demandeuse ou de la demandée.

Je ne croyais jamais avoir de l'intérêt pour le parti inverse jusqu'à ce qu'arrive le secondaire.

Les gens changent, au secondaire. On grandit. On amincit. Ou on grossit. On se fait des muscles. Les hormones rentrent.

Les histoires durent quelques semaines, quelques mois, rarement bien plus.

Les cas de relations qui ont perduré sont rares. On connaît toujours un ou deux couples qui sont ensemble depuis le plus longtemps qu'on se rappelle.

Puis là arrive le cégep. Plus de nouveau monde. Plus de monde, point. Et du monde de partout. Des plus vieux aussi. Ça se diversifie. On ne voit jamais trop les mêmes personnes dans le corridor dans une journée. On a constamment les yeux stimulés. Et le cerveau. Et tout plein d'autres parties dont je vous exempterai l'énonciation.

Bref, pour l'instant ceci ne mène absolument nulle part.

Sûrement qu'il n'y aura d'ailleurs aucune conclusion logique ou cohérente.

Tout ça pour dire que je l'ai rencontré au cégep. J'ai encore des papillons quand je sais qu'il arrive. Je ne peux pas m'empêcher de sourire à sa seule vue. Je ne suis pas capable de me fâcher contre lui. Impossible.

Il me fait sentir aimée. Il m'aime.

Ça fait deux mois déjà. C'est complètement débile. Le premier mois a passé sans que je le remarque. Le deuxième a été plutôt calme et stabilisateur.

On a comme atteint un point où l'on apprend à se connaître (encore) dans les situations les plus banales.

Je me rend compte de milles choses en une journée.

Je me rend surtout compte que je l'aime vraiment, vraiment beaucoup.

dimanche 14 février 2010

Pensées valentines

« La Saint-Valentin, c'est capitaliste. C'est matérialiste. C'est rien qu'une raison pour que les pharmacies se fassent de l'argent avec le chocolat et les condoms. »

C'était mon leitmotiv durant les derniers jours.

Mais je me suis surprise à être un peu déçue quand il m'a dit qu'il allait être en compétition tout le weekend à Rivière-du-Loup et que, par conséquent, il ne serait pas là le jour de la Saint-Valentin. « Et alors? » répondai-je avec un sourire désintéressé... et trompeur.

Je regardais, avec un petit-mini-riquiqui pincement au coeur, tous ces couples aujourd'hui, au magasin, l'air heureux, et tous ces hommes qui venaient acheter des cadeaux pour leur copine ou toutes ces femmes qui s'achetaient un joli ensemble pour faire plaisir.

Ç'a pas d'allure.

Je suis gaga. J'ai trop d'endorphines dans le cerveau. Ça fait 5 semaines qu'on est ensemble. J'ai jamais été aussi heureuse.

Et les gens nous aiment bien ! Nos amis aiment nous voir ensemble parce qu'on a l'air « tellement heureux ».

Mais aujourd'hui, nous n'étions pas ensemble. Et je suis malade. Mais c'était une bonne journée quand même. Ç'aurait pu être pire. Genre que je viens de ma faire laisser par mon copain et je viens d'apprendre que mon ami est séro-positif et que je suis dépressive modérée. Genre.

jeudi 4 février 2010

L'amour rend crétin

Il me dit que je suis belle. Que je suis cute. Que j'ai des beaux yeux. Que j'ai des belles fesses. Que je sens bon.

Ça me gêne.

Mais il est très honnête et il continue quand même.

Il me dit des choses que personne ne m'a jamais dites.

Hier, après une bonne soirée au chaud, il m'a dit qu'il comprenait maintenant ce que je ressentais au début. Cette sorte de peak sentimental qui me faisait fondre à chaque fois que je le voyais.

Et lui, bien qu'à prime abord il semble se mettre les pieds dans les plats (à mon avis (féminin)), il se justifie toujours impeccablement. Par exemple, il m'a dit qu'il me trouvait de plus en plus belle.

Première réaction typiquement... mienne : « Euhhh !? (Quoi, tu me trouvais pas de ton goût mais tu t'es dit : "Bah, je vais faire avec ce que j'ai" ? )». Sa réponse : « Tu es plus belle de jour en jour parce que je t'aime plus de jour en jour ». Qu'est-ce que tu veux répondre à ça ? Rien. L'embrasser.

Et moi je lui disais à quel point je ne me reconnaît plus. Moi qui, habituellement, vante mon indépendance, me rend compte à quel point nous nous voyons tous les jours et nous voulons nous voir tous les jours. On a jamais assez l'un de l'autre.

Les moments que nous passons ensemble sont un heureux mélange d'intérêts communs (assez variés d'ailleurs) et de, d'attirance, pourquoi pas.



Quand je pense à lui, je me dis : « Eille. Ben c'est mon copain celui-là ! » et ça me rend heureuse. J'ai pas besoin de plus.

L'amour rend vraiment crétin.

mercredi 27 janvier 2010

Le secret

Un secret ne reste souvent pas éternellement un secret, de nos jours.

Voyez, pas que notre relation était un secret mais... les gens ont commencé à s'en rendre compte. On ne veut pas particulièrement le crier sur les toits, parce que rien ne presse.

Puis à en juger de la réaction des gens, ça les étonne. Puisque lui a beaucoup plus d'entregent que moi et qu'il connaît pratiquement tous les étudiants de notre programme, les questions sont plus dirigées vers lui. Simplement cet après-midi, au café étudiant, je m'apprêtais à partir et, donc, nous nous sommes embrassés. Une fraction de seconde plus tard, tous les gens avec qui nous étions assis autour de la table se sont penchés vers lui pour le bombarder de commentaires du genre : « Heiiiin, voire que tu nous avais pas dit que t'avais une blonde ! » Et non : « Heiiiin, voire que vous sortez ensemble ! » Parce que je suis assez inconnue encore. Haha. Mais bon. J'ai encore du temps.

Mais ça me ramène toujours et encore à cette question de timidité. Parce que c'est un problème que je remarque de plus en plus avec mon entrée au cégep et qui me tanne un peu. Je suis trop gênée. Je ne vais pas vers de nouveau gens. Alors que ça serait le moment parfait.

Je crois que j'aime trop l'habitude et la routine, malgré moi.

J'espère que ça se soigne.

mercredi 20 janvier 2010

Mon cerveau doit être très mou.

Aujourd'hui, j'ai passé toute la journée avec lui.

Malgré une heure bien tardive pour aller se coucher la veille, il m'a appelée (en me réveillant...) à 9h pour dire qu'il arriverait bientôt chez moi.

C'est qu'habituellement, on a à peine deux heures ensemble et ça passe tellement vite... Donc on a décidé de passer toute (toute, toute) la journée ensemble.

Et c'était une bien bonne journée. On l'a passée à ne pratiquement rien faire, bien au chaud à la maison, regardant des DVD, écoutant musique et jouant au Scrabble (je sens que je vais devenir pro grâce à lui).

Le genre de journée cosy qu'on aime bien prendre avec un chocolat chaud.

Puis pour couronner le tout, il a rencontré mes parents. Ils l'aiment bien. Ils trouvent qu'il a l'air d'un garçon qui s'intéresse à beaucoup de choses et... bien c'est tout ce qu'ils ont dit. Ah, et mon père de rajouter : « Il a de beaux cheveux. ». Ah. D'accord. Haha.

Non mais sérieusement ils l'ont bien aimé. Je crois qu'au fond de moi, le fait qu'ils l'aiment était plus important que je ne le laissais paraître, parce que je veux tellement que ça marche entre nous. Je l'aime tellement. Il me rend si heureuse. Et on s'entend tellement bien.

Après souper, alors que mes parents étaient partis patiner, on a discuté plus sérieusement. Je lui ai parlé très sincèrement et ça m'a fait du bien. Il était très ouvert. Très compréhensif. Il a senti à quel point je lui avais fait confiance depuis le début et ça le mettait à l'aise lui aussi. On s'est dit que c'était bien que nous soyons honnêtes l'un envers l'autre.

Je lui ai dit comment entre nous, c'était tellement naturel, simple, combien je ne sentais aucune pression ou presse. Il était d'accord. Il était tellement mignon.

Je crois honnêtement qu'il est l'une des meilleures choses qui me soient arrivées depuis un long moment. Je crois honnêtement qu'il est l'une des meilleures choses qui me soient arrivées depuis un long moment.

Je peux répéter cette phrase encore et encore et elle est plus vraie chaque fois.

dimanche 17 janvier 2010

16 janvier

Cette journée restera à jamais gravée dans ma mémoire, et pour cause.

Après un bon film qui rend de bonne humeur entre filles au cinéma, je suis allée l'attendre à une aréna près de chez moi... La tête qu'il a fait quand il m'a vue ! Haha. Il était supposé m'appeler dès qu'il finissait sa formation pour ensuite passer chez moi. Mais lorsqu'il a appelé, j'étais devant lui, sans qu'il le sache... Je lui ai dit : lève la tête, je suis là ! Il était content. Enfin, je crois.

Nous sommes revenus chez moi pour se faire un petit souper assez simple, en écoutant de la bonne musique (comme toujours avec lui, évidemment). On a discuté, rigolé, tout comme on le fait toujours. Mais ça terminé en session intense d'embrassades et, une chose en menant à une autre, nous nous somes retrouvés dans ma chambre.

Je n'aurais pas pus espérer mieux. On rigolait, on s'embrassait, c'était tout naturel, tout simple, personne ne se prenait la tête.

Mais bon le fait est qu'après une petite douche chaude, on a joué au Scrabble. Ben oui, je vous le jure, on est de même. On se trouvait tellement nerds mais on s'assumait totalement.



C'est bon, je peux mourir maintenant.

jeudi 14 janvier 2010

Je voudrais avoir vingt doigts pour tout vous écrire. Je voudrais avoir un vocabulaire riche et foisonnant pour mettre en mots ce qui se passe ces temps-ci.

C'est qu'on dirait que j'ai atteint un niveau de béatitude jamais connu jusqu'à présent.

Je suis contente. Je souris sans arrêt. On me demande de parler de lui et je ne peux m'empêcher de rire ou de sourire à m'en faire mal aux joues.

Il me rend heureuse. Il me dit des choses que l'on ne m'avait jamais dites auparavant. Surtout, il me rend de bonne humeur. Des clientes emmerdantes au magasin ? Amenez-en ! Des gens qui marchent lentement sur le trottoir ? Laissez-les tranquilles ! Des personnes qui restent à gauche de l'escalier roulant sans monter ? Non ben ça par exemple, ça passera jamais. Haha.

Enfin. Vous comprenez le principe.

J'ai encore cette nervosité quand je l'attend. J'ai des papillons dans l'estomac avant de composer son numéro. Je m'endors en pensant à lui.

Je peux vous assurer (mais c'est quand même dommage) que je n'ai jamais ressenti ça auparavant, malgré un ou deux (ou trois...) copains (plus ou moins...) sérieux, avant lui.

Je perds un temps fou à ne penser qu'à lui, à ses lèvres sur les miennes, à ses mains partout sur mon corps...

Ouaip ! Pas de doute. Je suis en amour.