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dimanche 20 juin 2010

Désillusion

Après un réveil plutôt mouvementé ce matin, pendant que JR prenait sa douche, je me suis glissée hors du lit pour aller à la cuisine.

J'ai sorti le grand jeu : crêpes, fraises, bleuets, sirop d'érable, jus d'oranges fraîchement pressées...

Bon, d'accord, je n'ai pas pressé le jus.

Tout de même, j'avais mis de la musique et étais plus que ravie de faire le petit déjeuner pour mon amoureux.

Serviette à la taille, cheveux humides et en bataille, il est venu me rejoindre et, après un baiser tout doux dans le cou, pendant que j'équeutais des fraises, il me dit :

« J'peux prendre des toasts? »

mercredi 16 juin 2010

Solitude awkward (parce que j'adore ce mot anglais et n'y trouve pas encore de traduction satisfaisante)

Il y a ce moment inconfortable et étrange où on se retrouve seul dans un endroit restreint (i.e. un bar ou un match d'impro, ou mieux, un match d'impro dans un bar), entouré de gens qui eux, sont à deux, trois, quatre, même douze !

Mais toi tu attends quelqu'un. Seul.

Tout le monde te regarde parce que tu es la seule personne seule.

Pris au dépourvu, tu fouilles dans ton sac, en tout cas, tu fais semblant de chercher quelque chose... Tu prends ton cellulaire et fais semblant de texter, puis tu te dis que tu texterais bien pour vrai, pour voir où en est cette personne tant attendue.

Et ce moment est long.

Et tout ce temps, les gens autour, ils s'en balancent complètement que tu sois seul.

samedi 5 juin 2010

Et j'y suis allée à vélo

Il doit sincèrement y avoir un Dieu des bouncers.

Je suis rentrée au Saint-Sulpice, en regardant le doorman dans les yeux, et il ne m'a même pas demandé mes cartes. À la première tentative (puisqu'il y a trois entrées !).

Ça rend une soirée mal partie plutôt agréable.

Paparazzi

F., tu ne devineras jamais qui j'ai croisé ce soir.

Ou plutôt tantôt, à 1h30 du matin.

Éric C., 10putes en personne. Depuis le temps que je me demandais de quoi il avait l'air. Je l'ai suivi (parce que j'allais dans la même direction) pendant 3-4 rues.

C'est tout.

:)

vendredi 4 juin 2010

Câline.

Aujourd'hui, 16h52. Je suis en train de me préparer pour mon shift de 17h.

On m'apprend que ma boss est partie ce midi. Partie, partie. Elle « ne fait plus partie de l'équipe Jacob ». Comme ça, sans préavis. Ben, pour moi, en tout cas. Elle était sur l'horaire pour les deux prochaines semaines. Je ne l'ai pas vu venir.

En fait, je ne l'ai pas vue partir.

Ma boss super cool de 24 ans qui va voir les mêmes matchs d'impro que moi, qui connaît plein de gens que je connais, qui voit les références musicales que je fais quand je parle, qui m'a passé toutes les 10 saisons de Friends pour que je les regarde autant que je veux. Celle qui faisait que le travail, ça devait pas nécessairement être plate. Que c'était permis, à des minutes de la fermeture, de s'amuser à imaginer une chorégraphie sur les chansons horriblement mauvaises qui jouent en boucle à longueur de journée.

16h54. Je pleure.

Je ne sais pas vraiment pourquoi.

Pourtant elle n'est pas morte. Elle n'est juste plus ma boss.

17h08. Sortie de la boutique, ils ont appelé quelqu'un pour me remplacer. Je ne suis pas capable de sourire et prétendre que tout vas bien. C'est un de mes défauts. La transparence.

Dans le service à la clientèle, c'est un défaut.

Autrement, je n'ai pas vraiment cette qualité lorsqu'elle s'avère être une qualité.

Malheureusement.

Miettes de brownies dans mon lit

Quand tu pleures devant un métro et qu'un des contrôleurs de la STM, en pause, s'approche de toi et te demande :

« Ça va ma belle ? »

« Ouioui madame. Ça va. »

« Tu sais les contrôleurs sont là pour ça. Va les voir si y'a quoi que ce soit. »

Tu sais que tu as frôlé le fond du baril.

dimanche 16 mai 2010

Ce soir, j'ai écrit un courriel à mon professeur d'histoire.

Son dada : l'informatique. Il est un peu geek. Il fait de très belles présentations Power Point et fait des Prezis et des belles animations pour égayer la prise de notes pendant ses classes. Il utilise tout plein de raccourcis sur le clavier.

Quand il nous répond via email, il signe toujours « G. ».

Tantôt, j'ai reçu sa réponse et elle commençait par « Allo L. ».

Une fraction de seconde, j'ai cru qu'il était au courant de ce blog.

J'ai eu peur. Puis j'ai souri.

samedi 1 mai 2010

Meilleure combinaison de fin de session

Se faire inviter par quatre jolies jeunes femmes sympathiques pour rentabiliser la soirée de ce soir;

Aller dans un Starbucks rue du Parc (je sais, c'est class) pour faire des devoirs (je vous le jure... un vendredi soir. Ça s'invente pas !);

Prendre beaucoup de pauses pour parler d'un peu de tout;

Ensuite, se déplacer dans un petit bistro sur Bernard pour prendre une bière (encore plus glam, i know);

C'est ce que j'appelle combiner l'utile à l'agréable.

mercredi 28 avril 2010

« Avale pas ta gomme là. Pis crache la pas sur lui non plus. »

Souvent, c'est à Pumpkin que les choses les plus inusitées arrivent, ou c'est le plus souvent elle (toujours) que les mecs draguent.

Ce soir, c'est à M qu'un joli garçon a échangé son numéro.

Hihi.

jeudi 22 avril 2010

Et comme dans toute bonne (ou moins bonne) télésérie, la fin est belle.

La mienne ne fait pas pleurer, mais, tout de même. Tout s'arrange.

lundi 19 avril 2010

Ça parle surtout de jalousie.

Mais c'est tout ce que je peux vous dire.

Du moins, pour l'instant.

dimanche 18 avril 2010

En ce moment, ma vie est digne d'une série télévisée américaine.

mardi 13 avril 2010

Coïncidences. Ou hasard. Quelle est la différente entre les deux, de toute façon ?

La vie est drôlement faite.

L'autre jour, je devais me procurer un roman pour l'école. W ou le souvenir d'enfance. À la librairie près de l'école, là où tous nos profs nous envoient, la commande de ce livre n'était pas encore arrivée. Tant pis.

J'étais avec J-R et il avait envie de flâner, de se promener dehors, puisqu'il faisait si beau. Sur notre chemin, nous étions entrés dans un magasin de disques et livres usagés. Sans même le chercher, je tombais sur le roman. En très bon état, il ne coûtait que 8 $. Avec mon rabais étudiant, à l'autre boutique, il m'aurait coûté autant, sinon plus. Bonne affaire.

Le feuilletant machinalement après l'avoir acheté, j'ai ouvert une page sur une facture qui faisait probablement office de signet.

Une facture de chez Jacob Lingerie.

Celle sur Saint-Denis.

lundi 12 avril 2010

Ma mère

Peux-tu comprendre ça, toi ? Des gens qui étalent leurs états d'âme sur Internet, c'est comme Twitter, pis Facebook, moi j'comprends pas ça, ma collègue, elle nous parlait de son nouveau chien qu'elle entraîne, pis elle nous a donné un lien internet pour qu'on aille voir à quoi il ressemblait pis ça donnait sur son blog ! Pis là elle parlait de tout et de rien ! De ses grandes remises en questions, pis comment être traductrice elle aimait ça, mais pas en bureau, comment elle est pas capable de travailler en bureau pis combien elle voudrait se tuer si elle travaillait dans un cubicule pis elle disait : "Gestionnaire j'haïrais pas ça, les relations humaines j'aime ça, je comprends ça, mais au bout d'une semaine vous me retrouveriez pendue dans mon bureau" ! T'sais elle parlait de mourir comme ça et à côté elle offrait ses services de traductrice ! Peux-tu comprendre ça, toi, le monde qui écrivent comme dans un journal intime sur Internet ? Toi, ferais-tu ça ?


Ma mère m'a pratiquement crié dessus ce soir au souper lorsqu'elle me parlait de blogs.
Les blogs, ça la fâche. Ça la met en colère. Elle ne comprend pas ça. Moi, je ne disais rien. Mais à la toute fin, j'ai répliqué d'un assassin : « Ben toi, t'as ben lu tout ça ».

mardi 6 avril 2010

Situations

Quand je ferme les yeux pendant de longues secondes, une musique légère et joyeuse aux oreilles, je sens presque les rayons du soleil caresser mes joue. Le temps s'arrête, ou il continue, mais au ralenti, pour me laisser déguster l'air sucré du printemps. Et lorsque j'ouvre finalement les yeux, il fait tellement gris que je suis presque déçue de la réalité.

Quand je mets le pied dans un wagon de métro vide, le premier, et que je m'assois tout au fond, pour voir tous les sièges vides devant moi, là, je me rends compte à quel point la solitude peut faire du bien. À chaque station personne ne me rejoins puis, soudainement, une à une, quelques personnes s'ajoutent à ma solitude, des inconnus, qui lisent le journal, qui cognent des clous, qui regardent le bel inconnu devant eux.

Quand je me réveille le matin, dans les bras de mon copain, et que je me glisse hors du lit sans le réveiller, pour aller lui préparer le déjeuner, simplement pour lui faire plaisir, là, je réalise que donner est bien mieux que recevoir. Faire plaisir aux gens, surtout à lui, me rend heureuse. Un homme sensé me disait un jour que dans la vie, sans donner, on ne recevra jamais rien. Surtout en amour. À ne donner ni temps, investissement, dévouement, on n'en recevra jamais autant.

jeudi 1 avril 2010

En 365 jours

Il y a un an, je me remettais d'une mauvaise phase.

Il y a un an, je venais de trouver ma robe de bal.

J'avais passé une soirée floue avec un ami qui nous laissa sans mots (l'un envers l'autre...) pendant des semaines.

J'allais aller à New York dans quelques jours.

Je venais de performer à mon dernier Jazz Fest des jeunes du Québec de toute ma vie. Et d'y remporter une note d'or.

Je venais de me faire accepter dans le seul programme qui m'intéressais au cégep.



C'est fou comme tout a énormément changé.

jeudi 11 mars 2010

Je pense à toi et j'attends le printemps

Aujourd'hui, on m'a appelée hipster. Parce que je porte des canevas noirs, que j'ai des chemises et chandails que je rentre dans mes jeans, que je m'habille en matelot, que je porte des jupes à taille haute, que j'ai de ces bas de laine gris avec une ligne rouge, parce que je me fais une tresse dans les cheveux.

Pour ça. Je trouve que c'est pas assez. Mais bon. Si on le dit.



Aujourd'hui il faisait trop beau pour être à l'intérieur. Or j'ai été emmurée toute la foutue journée.



L'autre bannière du magasin où je travaille s'est fait hold-upper à quelques commerces du mien. J'ai peur qu'on vienne à mon magasin me pointer un fusil sur le front.

Après l'homme qui s'est jeté sous mon métro, j'ai peur que quelqu'un s'y jette à nouveau. Je regarde constamment la bouche du tunnel et la rame où tous les gens attendent. J'ai peur qu'on me pousse sur les rails. Qu'on m'y entraîne en tombant.

dimanche 17 janvier 2010

Parlons d'Haïti

J'étais dans le métro sur la ligne verte quand une vieille femme est venue s'asseoir à côté de moi pour parler... au garçon d'à côté.

Elle était cinglée. Mais, vraiment.

Au départ, elle a sorti du néant une conversation sur les verres de styromousse versus des plats en porcelaine. Le garçon répondait très laconiquement, par politesse (j'imagine).

Une chance pour lui, il est sorti à Berri-UQAM. Elle est restée. J'ai vraiment eu peur un instant qu'elle se rabatte sur moi.

Mais non. Elle a fait pire. Remarquant un homme noir assis tout près, elle a décide de lui faire la conversation.

- Eille, ç'a pas de bon sens ce qui se passe à Haïti hein.
- ...
- Vous là, pourquoi vous y allez pas, là-bas aider, hein ?
- ...
- Y'en a assez des Haïtiens à Montréal, pourquoi qu'y'en envoye pas !?
- ...
- Comme des médecins. Quoi, y'a pas de Noir assez qualifié pour être médecin sans frontière là-bas ?

AAAH ! Non mais elle aurait dû se taire après la première phrase. De mon côté, je pouffais de rire en me cachant le visage et un homme assis en face de moi me voyait et s'est mis à rire aussi. Ces moments de complicité avec un inconnu sont toujours si amusants.

C'est ma première histoire qui a pas rapport avec moi qui est en amour depuis deux semaines. Haha.

dimanche 20 décembre 2009

« Spéciale »

J'ai vu PN ce soir.

On est allés à l'Orienthé se rappeler de bons souvenirs. C'était vraiment bien. On a parlé pendant des heures autour d'un bon thé aux milles saveurs et d'une shisha au léger goût de mangue, dans une ambiance orientale rouge et orangée qui fait penser à des harems turcs.

On a commencé par se mettre à jour, parler de ci, de ça, de la session qui est enfin terminée, de nos sorties, de nos bons et mauvais coups (et aussi de ceux des autres hihi), etc.

Puis, comme l'atmosphère était assez relax, j'en ai profité pour lui demander pourquoi. Pourquoi. Il m'a donné une réponse juste et très franche, je crois. Il m'a surtout dit qu'en ce moment, il est dans une meilleure position qu'il y a un an, mais qu'il continue tout de même à s'arranger. Quand le temps viendra, il m'en parlera davantage.

Une année d'attente pour cette réponse aura valu la peine (ce que je ne pouvais pas croire il y a de cela quelques mois)...

Dire qu'il y a exactement un an, je pleurais toutes les larmes de mon corps pour ce garçon.

Aujourd'hui, il m'a dit que j'étais assez « spéciale » pour qu'il me dise quelques trucs qu'il n'a même pas dit à ses meilleurs copains. Je me sentais bien. Et spéciale.

Ça faisait un bon moment qu'on s'était vus seulement nous deux et au bout du compte, c'était comme si je lui avait parlé pour la dernière fois il y a deux jours.

Bref, je suis vraiment contente. C'est vraiment un bon garçon. Il m'a même donné des conseils pour attraper mon poisson (dixit PN). Vous savez, car je dois aller le pêcher. Haha. Je me sentais drôle de lui parler d'un autre garçon. Mais je crois que finalement on était tout de même assez à l'aise pour ça haha.

En tout et partout, ce fut une bien belle soirée. J'espère sincèrement qu'il y en aura d'autres comme ça.

samedi 19 décembre 2009

Oh my Zeus

Oh mon dieu. (Je dois vous dire d'entrée de jeu que je n'aime pas utiliser cette expression si religieusement connotée. Mais je n'arrive pas à en trouver une autre qui ait une définition si internationale. Je pourrais dire « Oh my Zeus » vu que je suis une étudiante en Histoire et ça serait assez comique. Mais bon, fini ces inepties.)

Hier, c'était mon party de fin de session. De nature très gênée et timide, j'ai failli ne pas y aller pour les raisons mentionnées ci-haut. ERREUR. Ce fût la soirée la plus amusante depuis un bon moment.

C'était dans une brasserie à la limite du gros pub sale, mais c'était bien tout de même. J'ai utilisé la technique d'arriver un peu plus tard, pour se faire remarquer et pour être sûre qu'il y ait déjà des gens. En plus, j'ai demandé à mon nouvel ami super marrant de me rejoindre au métro, comme ça, entrer à deux, ça paraît moins perdu. Vous savez, cette fameuse technique.

Je ne connaissais pas beaucoup de gens (mais je les connaissais tous de vue) alors j'ai commencé à me promener de groupes de personnes en groupes, et puis, vous savez quoi, ça c'est très bien passé. J'ai parlé à des gens que je croyais inabordable (parce qu'ils sont si mignons) et à des filles dont j'avais haïs la face au premier regard dès le premier jour. Ces filles s'avérant être très sympathiques, je dois le mentionner. Et ces garçons, très sympa aussi, mais très en couple également.

On a chanté tous en choeur Bohemian Rhaspody et Layla et D.A.N.C.E et autres succès qui ne fonctionnent pas nécessairement ensemble. On a dansé sur des hits douteux d'un jukebox virtuel.

Mais la meilleure partie c'est qu'il y a eu plusieurs rapprochements, dont une fille et un gars qui ne vont pas du tout ensemble mais qui étaient bien trop dedans, et un ami avec une fille mignonne de sciences qui est venue faire sont intruse parmi les historiens (fous).

Ah oui! Et moi aussi.

Je vous le jure. Je suis comme dans un monde parallèle. Mais bon, je m'énerve un peu car ce n'était pas grand chose, mais assez pour moi et pour me dire qu'il y a matière à développer.

C'était assez décontract toute la soirée, j'allais le voir de temps en temps, parler un peu, regarder lui et ses copains jouer au billard, je faisais la fille pas trop groupie mais quand même intéressée. Vous savez, cette fameuse technique.

Plus la soirée avançait, mieux c'était (essayez de faire cet exercice d'écriture sans trop vous emporter, alors que vous jubilez, je vous jure que c'est assez ardu). Enfin, il y a définitivement eu un rapprochement. Soit je n'étais pas assez pompette (ah, c'est ce que je dis) soit c'est surtout qu'il y avait trop de gens assez connus autour et j'étais gênée (gêne, quand tu nous tiens) pour faire quoi que ce soit de plus sans être épiée.

Avez-vous jamais eu le sentiment d'en faire trop? Trop coller, trop « toucher le bras en riant parce que c'est tellement drôle » (encore une fameuse technique)? Je crois que je me suis bien débrouillée à ce niveau (je vous le dis, j'étais en feu hier soir).

Bref finalement moi et lui et quelques autres de mes nouveaux meilleurs amis (haha) sommes partis à la fermeture de l'endroit... ce qui est relativement assez tard. Mais ç'a tellement valu la peine et je suis vraiment contente d'être sortie de ma coquille pour la soirée.

Soirée qui avait commencée en se disant que la première fois qu'on s'était rencontrés, on s'aimait pas la face tant que ça. Haha.



Enfin... je crois que c'est maintenant le moment de l'année où il va m'éviter quelques jours.