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jeudi 13 mai 2010

Et Vian! dans la gueule

Au TNM hier.

J'ai bien aimé ce melting pot de textes, extraits de pièces et chansons de Vian. C'était divertissant. Théâtre mélangé au chant, à la musique (notamment une clarinette basse, je pleurais de beauté) dont des percussions jouées par les acteurs mêmes.

En fait, le tout était un collage de ses textes les plus anti-guerre. La pièce centrale, en tant que telle, était d'un comique subtil et décapant. Emmanuel Bilodeau est beaucoup trop drôle. Alain Zouvi (juste là... Alain Zouvi... haha) m'a étonnée. Il était même habillé en femme pendant deux scènes et ça valait sincèrement mille dollars.

Bref. Le TNM a vraiment souvent des bonnes pièces et les Lorraine Pintal de ce monde savent comment rendre leur vie aux pièces. Et les distributions sont souvent aussi géniales.

La saison 2010-2011 me tente tellement.

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À la fin, lors des applaudissements, Emmanuel Bilodeau (je crois, si j'ai bien vu) a ramené de l'arrière-scène un chandail du Canadien, en montrant de ses doigts « 5 » et « 2 ». Les spectateurs ont redoublé de vigueur dans leur applaudissements.

À notre sortie, sur Sainte-Catherine, c'était le chaos (sonore plus qu'autre chose. Je hais la pollution sonore).

Klaxons, trompettes, pouet pouet en canne.

Ça nous a pris 25 minutes juste sortir du centre-ville...

mercredi 13 mai 2009

Stand by, 13 jours

Je reviens tout juste de la dernière pièce de théâtre de la troupe de ma promotion. C'est bien, il y a beaucoup de talent et de potentiel là-dedans.

J'ai dis que c'était bien. Faux. La pièce était bien en soi, le public, dégoûtant. Non mais, sérieusement. J'ai l'air un peu dure comme ça mais... Tout le monde applaudissait tout le temps, riait lorsque ce n'était même pas drôle; seulement un peu exagéré, quand la petite Sarah s'est enfargée en sortant, derrière le rideau, juste assez fort pour qu'on l'entende...

Bref, le genre d'ambiance que je déteste. 

Parce que sinon, les costumes était recherchés, les décors, supers, il y avait de la musique, des coups de feu, une bonne mise en scène... D'ailleurs, je trouve vraiment sympa qu'on ait mentionné plus d'une fois le groupe de scénographie pour leur bel effort. Oui, il y a les comédiens, mais sans les costumes, les décors, que reste-il? (Et je parle de quand la pièce nécéssite des décors. Mais vous aviez compris ça.)

Et par-dessus tout, ça prend une performance vraiment exceptionnelle selon moi pour qu'on applaudisse pendant la pièce. Sinon, ça fait que déranger.

Dans le fond... 

C'est juste moi qui fait ma chiâleuse de première classe. Parce que, enlèvons tous les points négatifs (qui viennent uniquement du public) et c'était super! Haha.

Chapeau!

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D'ailleurs, ce qui m'a le plus marqué, à vrai dire, ce sont les dernières secondes. La scène est devenue très obscure, tous les comédiens figés dans leur dernière position retenaient leur souffle; nous aussi... Puis, sans avertissement, ils ont poussé un grand cri commun. Ils se serraient dans leurs bras et se félicitaient. Un câlin collectif. Des rugissements de bonheur. Enfin! L'accomplissement absolu. Le fruit du travail d'une année, si ce n'est pas cinq pour le parcours entier.

C'était un beau moment. J'avais envie d'être émue pour eux.

Mais pas besoin de me retenir. Je serai au même endroit dans deux semaines. J'aurai la larme à l'oeil, c'est garanti. Peut-être même à la joue.

mardi 28 avril 2009

Amadeus

Au théâtre Jean Duceppe ce soir, gracieuseté de monsieur Tremblay. Pièce qui raconte comment Mozart est entré dans la vie de Salieri, le compositeur de la cour du roi. La pièce est très apparentée au film Amadeus. D'ailleurs, quelques répliques étaient quasiment les mêmes.


Pour vrai, je me sens vraiment privilégiée de pouvoir aller voir des pièces de théâtre dans une salle à moitié vide, et ce, gratuitement. Valeur d'environ 40$. C'est-y pas beau, ça? Moui.

Et c'était très bien! Ouaip! On a tous beaucoup aimé je pense. Surtout M qui riait sans cesse... haha :) Et cette fois, pas question de vieux croûtons qui parlent sans arrêt et d'homme qui éructe son repas beaucoup trop aïllé dans mes oreilles.

Benoît McGinnis est un jeune comédien avec beaucoup de talent. Capable du meilleur humour, de souffrance, de snobisme...

Les quelques blagues salaces et grivoises bien placées faisaient rire discrètement, ce qui est un bon signe. Les gens trouvent ça comique, rient, mais pas trop, juste assez pour que la pièce se continue dans l'ordre normal des choses. 

Et j'ai beaucoup aimé le décor (ce qui, je le répète encore et encore, est un élément important pour moi... quand j'aime pas, ça me bloque totalement...). Il s'agissait d'un plancher surélevé et avec une petite pente, noir, lustré à souhait. Sur ce plancher, quelques partitions éparses et plusieurs grosses bougies allumées, ainsi qu'une petite table et un fauteuil capitonné. Au plafond, quatre beaux lustres. Quelques chaises étaient rajoutées ça et là au besoin.

Je dois parler d'un effet que j'ai bien aimé. J'essaie d'expliquer : quand Salieri, l'empereur, la femme de Mozart et autres personnages assistaient à un opéra de ce dernier, ils étaient assis ou debouts, d'une manière décalée et irrégulière, face au public. Un projecteur les illuminait par le bas et projetait leurs ombres au fond de la scène, ce qui donnait une impression d'un public... dans la pièce! Très réussi.

Voilà. Ça couvre ce qui m'a assez marqué pour que j'en parle!

jeudi 2 avril 2009

La charge de l'orignal épormyable

Je suis pantoise.

Pièce de Claude Gauvreau, mise en scène de Lorraine Pintal, au TNM mercredi dernier. J'ai tout simplement adoré. C'était violent, choquant, déstabilisant, sanglant, riche, rempli de mots plus ou moins inventés...

Et la distribution. Quelle distribution! Je ne verrai plus jamais Didier Lucien comme avant... Haha. Éric Bernier n'a que confirmé mes espérances : il est très habile au théâtre.

Mais je dois absolument parler de François Papineau. Il est renversant. Son personnage de Mycroft Myxeudeim et tellement troublant et troublé et la pièce est si éclatée que le comédien doit avoir du mal à en dormir la nuit. Il crie, crache, pleure, est blessé, il tente de comprendre le pourquoi du comment, il aime, il déteste...

Habituellement, j'ai du mal à me prononcer immédiatement après une pièce ou un film que j'aurais vu. Je prends toujours la nuit pour y réfléchir. Mais là, là, je ne sais toujours pas comment en parler.

J'ai tellement aimé que je pense que c'est la meilleure pièce que j'ai vue depuis... depuis toujours (malgré que j'en ai vu un dizaine en trois ans, ou à peu près...) Enfin. La bonne nouvelle, c'est qu'il y a de supplémentaires!

Pour les supplémentaires et le descriptif de la pièce, un peu de Gauvreau; le site du TNM.

Courez, courez mes poulets, allez vivre une vraie expérience théâtrale.

samedi 28 mars 2009

Le Déni

Au théâtre Jean Duceppe ce soir.

Une dépression qui coûte 40,25$, pour ne citer que monsieur Brun. Haha.

Je n'ai pas tellement aimé, et le jeu des comédiens, dès la première scène, ne m'a pas vraiment convaincu.
Marie-Chantal Perron, quant à elle, avait un jeu qui m'a contentée (c'est plate à dire, mais c'est vrai). Comparée à l'excentrique Mademoiselle C., cette Jenny complètement troublée qu'elle incarnait était assez crédible. Je crois tout de même qu'elle est meilleure à l'écran.
Guy Nadon, ce sympathique bonhomme, de son côté, me plait toujours. Peu importe l'homme, agressif, contrôlant, psychologue, père de famille ou vieux garçon, qu'il interprète, j'y crois toujours. Sa voix portante est convainquante et son jeu aussi.

L'histoire, elle, était tordue. Une femme qui voie sa triste et misérable vie le devenir encore plus, consulte une psychologue qui veut trouver la source de tous ces symptômes : stress, gloutonnerie, manque d'estime de soi... mouais. La psychologue réussi à la convaincre (désolée d'en révéler un tout petit peu) que la source de ses ennuis est cachée, refoulée : ses parents l'auraient violée lorsqu'elle était petite. Foutaises.

Mais tout ça, ce n'est que mon avis.

En plus, l'homme assis à mes côtés avait des spasmes et rottait allègrement son souper (odeur comprise), et un vieux couple de pies étaient assis un peu plus loin et parlaient sans arrêt.

Veux-tu de l'eau Roger?

C'est qui elle, donc?

Eille, c'est à la mode hein, les p'tits souliers de même!

AH OUI! Elle c'est la psychologue, pis ELLE, c'est sa mère! AH ok!

Il y avait aussi l'homme assis à côté de l'homme assis à côté de moi (vous me suivez?) qui a commencé à chercher quelque chose dans son manteau, en faisant énormément de bruit. La personne assise plus bas s'est retournée et a dit : « Voyons! Êtes vous en train de faire vos valises? »

Hahaha.

samedi 17 janvier 2009

En 5 points

Ma nouvelle bonne habitude c'est d'écrire, monsieur Senécal. Ou plutôt de mettre en mots ce qui se passe dans mon coin de pays (c-à-d. mon esprit) à chaque jour. Malheureusement, c'est très mal parti car cela fait 3 jours que je n'ai même pas allumé l'ordinateur. Le travail, je présume. Je repense à jeudi et vendredi et quelques évènements en ressortent clairement :

Les Assoiffés, de Wajdi Mouawad, qui est une pièce qui... je ne saurai la décrire. Mais ça m'a plu, et choqué, dans le bon sens du terme (s'il y en a un).

Monsieur Tremblay disant à Denis que s'il voulait être adopté, ça serait par nous.

L'examen le plus stressant de l'année... découper, coller, écrire, décrire, expliquer l'industrie de l'énergie pétrolière à travers le monde en une heure quart...

L'heure du dîner de jeudi : je regardais (attention, ne pas penser épier ou espionner) la fille assise un peu plus loin et tentais désespérément de créer un contact visuel pour lui communiquer par un simple sourire le bien que ça fait d'avoir ce genre de truc écrit à notre sujet.

Finalement, vendredi nous nous sommes croisées et ça n'a duré qu'un quart de seconde mais ce sourire voulait tout dire (en tout cas, le mien, j'espère haha). Au moins on sait qu'on est pas indifférentes l'une à l'autre.